Naissance voulue d’un instant de passion,
Un corps suspendu, une vie d’illusion.
Confondre sans cesse l’inutile de l’essentiel,
Oublier la promesse descendue du ciel.

Fuyant la vie réelle dans un combat perdu,
La mort est plus belle que tout ce qui est su.
Parti infime du tout éternel et infini.
Mettre bout à bout émotion et esprit.

Alors le regard se lève vers l’ultime perfection
Une petite vie s’achève pour une vraie raison.
Le mouvement est statique, le temps est éternité,
L’espace est infini, je suis l’univers tout entier.

Poème de Philistin Panger